|| Galerie d'un pingouin femelle ||

Rien de très incroyable, des textes, des headers, des avatars et quelques petites choses qui serons made in moi. ♥
 
AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Textes tristes || Format court

Aller en bas 
AuteurMessage
Bibire
Admin
avatar

Messages : 245
Date d'inscription : 11/08/2013
Age : 19

MessageSujet: Textes tristes || Format court   Lun 18 Nov - 16:47

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://fillepingouingally.forumactif.org
Bibire
Admin
avatar

Messages : 245
Date d'inscription : 11/08/2013
Age : 19

MessageSujet: Re: Textes tristes || Format court   Lun 18 Nov - 17:04

J’ai commencé à redouter ces petits moments de solitude, parce que c’est quand j’étais seul que tu me manquais le plus. Il y avait des moments dans la journée où ton absence me semblait plus évidente. Quand je me levais et que sur mon portable il n’y avait aucun message pour me dire « je t’aime », quand j’étais en cours et que quelqu’un d’autre s’asseyait près de moi. Parfois en rentrant chez moi je remarquais des choses que tu m’aurais fait remarquer. Un nuage en forme de girafe ou un vol d’hirondelles. Quand je m’endormais je pensais très fort à toi, je te souhaitais bonne nuit, fort, vraiment très fort. De façon à ce que tu m’entendes où que tu sois dans ce monde. Je te souhaitais bonne nuit, bonne journée, bonne vie parce que je savais que le reste de ta vie, tu le ferais sans moi. Des fois je me sentais coupable … Ces moments où j’éclatais de rire avec les copains qui riaient auparavant aussi avec toi. Je voyais ton fantôme à chaque coin de rue. Sur chaque jeune fille aux longs cheveux blonds. Je te disais « je t’aime » en gribouillant ton nom sur un papier et je sanglotais tard le soir quand je me réveillais en voyant ton visage. Je t’imaginais de dos sur le bord d’une falaise, contemplant la mer infinie et sauvage avec nostalgie. Je rêvais de ton regard perdu sur la ligne de l’horizon, de tes lèvres entrouvertes d’où s’échappait le mot « Away ». Rien ne me tuait plus que ces journées passées à te regretter, que ces nuits blanches passées à t’imaginer dans un ailleurs plus beau. Je te voulais heureuse dans mes bras et non dans les bras d’un autre. J’en voulais à cette liberté que tu aimais tant, j’en voulais à l’horizon qui accaparait ton regard. Je me sentais trop faible de ne pouvoir t’oublier et te souhaiter tout le bonheur du monde sans que je sois près de toi.

codage par palypsyla sur apple-spring
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://fillepingouingally.forumactif.org
Bibire
Admin
avatar

Messages : 245
Date d'inscription : 11/08/2013
Age : 19

MessageSujet: Re: Textes tristes || Format court   Lun 18 Nov - 17:19


Même si on me forçait à t’oublier je me rappellerais encore de toi.
Imagine, si quelqu’un effaçait toutes les choses qu’on a vécues ensemble, s’il effaçait ton nom et tout ce qui va avec de ma mémoire. Ouais, même s’il effaçait tout ça je me rappellerais encore. Toutes ces choses qui semblent futiles, tous les détails, les petites choses qui me rappellent que tu es restée la personne à qui je tenais le plus. Ton regard quand quelque chose t’interpelle, ton sourire quand tu hausses les épaules, le son de ton rire si particulier, les chemins que prennent tes larmes quand tu pleures sans le vouloir, l’expression de tes yeux quand tu dis quelque chose qui va me faire rire. Parfois quand je suis seule je les entends encore, ces mots ou ces phrases que nous avons entendues ou dites ensemble. Je revois ces jeux qu’on avait inventés et qui nous rendaient encore plus uniques. Je pourrais écrire tellement de choses sur toi. La façon dont mes bras faisaient le tour de ton corps quand je te prenais dans mes bras, ou même cette petite lumière dans tes yeux quand quelque chose te faisait plaisir. Maintenant les photos qu’il me reste de nous deux sont une partie de mes trésors, même si elles me font mal au cœur quand je les vois. Quand je me dis dans un coin de ma tête « J’ai tout gâché. ». Parce que même si on était devenues différentes, il y avait toutes ces choses qu’il restait à écrire. Tant de pages blanches qui n’attendaient que nous. Un stylo esseulé qui attend encore que nos deux mains le prennent.

On ne devrait pas laisser des enfants gâcher des histoires. Surtout quand elles sont prometteuses. Mais j’y pense encore maintenant, toute histoire, même terminée n’est-elle pas digne d’une suite ?

Tu me manques, tu m’as toujours manqué. Et quoi qu’on en dise je ne pourrais jamais me pardonner.

codage par palypsyla sur apple-spring
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://fillepingouingally.forumactif.org
Bibire
Admin
avatar

Messages : 245
Date d'inscription : 11/08/2013
Age : 19

MessageSujet: Re: Textes tristes || Format court   Mer 11 Déc - 21:39

Elle me disait qu’elle avait peur pour moi. Parce que mes espérances étaient trop grandes … Elle me disait qu’elle craignait de me voir malheureuse, désespérant d’un jour trouver mon prince charmant. Au début je l’ai juste rassurée, lui assurant que mes critères n’étaient pas si lourds. Puis j’ai réfléchis, réfléchis tant et si bien que je me suis rendu compte que c’était vrai. Durant ces longues soirées passées à essayer d’oublier cette sensation d' "emptiness" la seule chose qui me restait à faire était de me bourrer la tête d’images, de gifs et de films. Me saouler de cet imaginaire plus attrayant que la vie sous ce ciel. C’est comme ça que j’ai commencé à imaginer tant d’idylles. Tant d’êtres beaux, drôles, doux et libres. Tant d’êtres parfaits que je ne pourrais jamais qu’imaginer.

codage par palypsyla sur apple-spring


Dernière édition par Bibire le Mar 17 Déc - 22:12, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://fillepingouingally.forumactif.org
Bibire
Admin
avatar

Messages : 245
Date d'inscription : 11/08/2013
Age : 19

MessageSujet: Re: Textes tristes || Format court   Lun 16 Déc - 15:11


Et donc un jour elle m’a confié qu’elle se sentait juste coupable. Coupable pour son autre elle-même, qu’elle voulait juste cesser d’exister. Elle m’a dit qu’elle se sentait comme un monstre. Comme une monstruosité vivant dans l’ombre d’une autre. Tout ça parce qu’elle était celle qui pleurait la nuit, celle qui souffrait, l’anormale. Celle qui ne vivait que la nuit, qui rejaillissait de l’ombre quand la tristesse prenait le contrôle. Elle me disait que tout le monde voulait sa mort, que son autre partie était la seule à l’aimer encore un peu. Elle était l’anormale, celle qui transmettait la haine, la tristesse et la solitude. Un jour elle m’a demandé, dans l’ombre d’un souvenir, pourquoi elle existait. Si elle était la seule à vivre à deux dans un corps, si c’était ça la « schizophrénie ».  Schizophrénie. Moi-même je ne sais pas. Chaque cellule d’elle-même se rejetait tandis que l’autre lui chuchotait des mots doux, des mots d’amour dont la profondeur restait cachée.

codage par palypsyla sur apple-spring
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://fillepingouingally.forumactif.org
Bibire
Admin
avatar

Messages : 245
Date d'inscription : 11/08/2013
Age : 19

MessageSujet: Re: Textes tristes || Format court   Mar 17 Déc - 22:10


Donc voilà le moment. Le moment qui parfois s’annonce avant de venir, laisse une chance, une seule, avant de s’imposer dans mon esprit. L’autre. On ne peut pas dire qu’il faut un certain moment pour qu’elle vienne, elle n’a besoin de rien pour s’imposer, juste qu’il fasse nuit et que je sois seule, au moins dans ma tête. Ça suffit pour qu’elle vide tout ce qu’il y a d’heureux en moi. Tout. Alors tout pars et tout vient. At night, darkness take over. C’est vrai. Tristesse, solitude, mal-être. Tout revient, ce sentiment pathétique de se sentir pathétique. De se sentir vide, affreusement vide. D’un coup tout se déverse, tout, absolument tout. Toutes ces soirées passées à se sentir vide. Emptiness. Il n’y a aucun autre mot pour ça. Qui est l’autre, qui est l’originale ? Il y en a-t-il vraiment une meilleure que l’autre ? Non, il y a celle du jour et celle de la nuit. Celle qu’on connait et celle que personne n’a jamais vue. Schizophrène ? Non. Torturée. Je l’espère encore. Chaque infecté a son propre inconnu. Est-il convenable d’appeler ce vide « crise » ? Non, goutte à goutte la lame sait trouver les plaies les plus malines.

codage par palypsyla sur apple-spring
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://fillepingouingally.forumactif.org
Bibire
Admin
avatar

Messages : 245
Date d'inscription : 11/08/2013
Age : 19

MessageSujet: Re: Textes tristes || Format court   Jeu 2 Jan - 20:33


Alors ça a continué. Tous les jours sans déplorable exceptions. Chaque soir, pendant que je pleurais dans mon lit à la manière d’une pauvre folle il y avait cette chose en moi. Toujours plus forte. Cette chose qui tapait contre ma poitrine, qui voulait sortir, désespérément. Me faisant toujours plus de mal. Cette chose s’obstinait à me crier depuis l’intérieur de mon âme des mots qui me faisaient encore plus sombrer. « Let me go, Let me go » Elle me suppliait en me disant qu’elle voulait sentir les rayons du soleil sur sa peau dans un ailleurs plus doux. Elle me chuchotait qu’ici, elle ne pourrait jamais être heureuse ou entière. Qu’elle ne voulait pas me faire de mal, mais qu’un jour elle partirait si je ne la libérais pas. Qu’elle déchirerait ma peau pour s’envoler, à la manière d’un esprit ou d’une fée aux ailes brillantes.  En me laissant derrière, telle une marionnette désarticulée aux artères abimées. Que d’ici là elle me détruirait sans le vouloir vraiment, frappant et criant toujours plus fort dans la cage de mon âme. « Let me go, let me go » Je l’ai appelé Freedom ; parce que c’est ce qu’elle était. La partie de moi-même que j’aimais le plus. Elle ne m’a jamais écouté, quand je lui murmurais qu’un jour je partirais, qu’elle serait exaucée. Quand je lui disais qu’il était juste trop tôt, que j’avais besoin d’un peu de temps. Dans un sanglot je lui racontai nos futures aventures, nous deux parcourant les terres glacées sans tenir compte du froid ou du danger. Nos nuits à la belle étoile passées à contempler les étoiles. Nos chasses aux aurores boréales, aux troupeaux de caribous et aux ours. Parfois elle m’écoutait et se calmait, elle s’endormait pendant un jour ou deux, me laissant en tête à tête avec mes faiblesses et parfois elle restait, et c’était alors une douleur calme, supportable et innocente. Elle était mes rêves, mes espoirs et mes idylles. Personne ne m’avait dit qu’elle était sans doute mille fois plus dangereuse que la solitude, la peur et la haine qui hantaient déjà mes veines.

codage par palypsyla sur apple-spring
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://fillepingouingally.forumactif.org
Bibire
Admin
avatar

Messages : 245
Date d'inscription : 11/08/2013
Age : 19

MessageSujet: Re: Textes tristes || Format court   Jeu 2 Jan - 21:46


Il y avait beaucoup de choses qui auraient pu te mettre sur la voie. Les multiples « Fuck », « Freedom » et « Sadness » écrits avec les doigts sur ma glace. Les lignes rouges presque imperceptibles qui couraient sur mes bras, là où mes veines sont visibles. Mes moments d’absences à multiples instants dans la journée. Mon regard perdu dans le vide quand je cherchai dans les lignes du sol quelque chose pouvant me rappeler mon monde. Peut-être l’intonation de ma voix quand je flanchais sans le montrer vraiment parfois, au beau milieu d’une conversation. Ou encore mes appels à l’aide dissimulés dans mes phrases … Mais non, tu n’as jamais remarqué. Tu n’as jamais vu. Tu ne m’as jamais regardé d’une autre manière en lisant mes textes, même il y a quelques années quand je ne savais rien gérer et que j’écrivais mon désespoir sans cacher mon identité. Non, tu n’as jamais identifié tous mes inconnus comme une personne bien réelle. Aujourd’hui encore, tu liras ce texte en te disant qu’il est peut-être un peu curieux, que ma façon d’écrire est décidemment étrange. Et puis tu passeras ton chemin, sans un commentaire, sans t’attarder ici. Tu ne m’en toucheras pas un mot quand tu me verras quelques heures ou quelques jours plus tard et je te regarderai sans te voir en pensant une nouvelle fois que, décidemment tu es bien imbécile. Alors, sans en piper mot je continuerai ma vie, seule sur mon chemin, je sombrerai plus profondément encore sans que personne ne sache que je souffre, que mon cœur brûle et que les cernes sous mes yeux ne sont pas dus au manque de sommeil. Je me dirai que de toute façon même si tu t’en étais rendu compte tu n’aurais pas pu m’aider, pas avec ton égo étouffant et tes remarques dignes d’un enfant en bas âge. Alors je te critiquerais, toujours, encore entre mes dents. Je cracherai mon venin sur toi, faute de pouvoir le faire en face. Je t’apprendrais mon existence sans même que tu sois présente en te maudissant avec le cœur comme je le fais depuis quelques temps. Les cicatrices augmenteront, disparaissant du jour au lendemain, sans que tu les voies. Encore. Dans les tréfonds de mon âme se mélangeront la culpabilité, la haine, la solitude et les larmes. La solitude, surtout. Parce qu’il n’y a rien de plus terrible. Et puis je m’endormirais, comme d’autres fois, en écoutant les battements irréguliers de mon cœur blessé ; je sentirais l’âme de celle qui est heureuse se briser et je te maudirais plus fort encore pour la faire souffrir à travers moi. Pourquoi toi ? Me demanderai-je un jour. Tout simplement parce que la haine est trop aveugle pour voir qui elle dévore, et ta lamentable impuissance a fait que ta tête est désormais entre ses dents. Saurais-tu voir dans mes yeux si je mens ou si je dis la vérité ? Personne ne peut remplacer l’irremplaçable, et tu es dans le bas de la liste.

codage par palypsyla sur apple-spring
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://fillepingouingally.forumactif.org
Bibire
Admin
avatar

Messages : 245
Date d'inscription : 11/08/2013
Age : 19

MessageSujet: Re: Textes tristes || Format court   Dim 26 Jan - 21:17

Et tous les matins, tous les soirs, à chaque fois qu’elle passait devant un miroir elle la revoyait. Cette folie sans nom qui la hantait et la dévorait de l’intérieur. Elle le racontait comme personne, ce sentiment de solitude, de folie. C’était cette fille qui passait du rire aux larmes quand les regards se détournaient. Cette fille souriante, bavarde et sans secrets qui se révélait lorsque le jour baissait son voile. Oh, elle vous parlait comme personne du vide qui dévorait son cœur ou du désespoir après le rêve, mais elle en parlait à la troisième personne, avec un air détaché. Comme si rien de tout cela ne l’avait jamais concerné. Elle écoutait sans désapprobations les solitudes éphémères de son entourage, en disant « Courage, tu vas t’en sortir. », elle n’esquissait une larme devant un film triste à en mourir mais s’écroulait seule devant un passage de quelques secondes lorsque son masque tombait. Lonely, weak & hurt. Il n’y avait personne hélas pour voir la beauté de ses interprétations déchues. Personne non plus pour voir comme elle savait pleurer en silence. Oh, quel réconfort lorsqu’elle a hurlé en étouffant sa voix pour la première fois … Quelle tristesse lorsqu’elle a compris que son intérieur s’appelait « Madness ». Et quelle souffrance lorsqu’elle a compris ce qu’elle ne désirait pas perdre.

C’est dingue comme un visage se déforme lorsqu’on a les yeux qui brillent. Comment s’appelle le mal qui frappe le cœur lorsque tout s’écroule ? Et comment peut-on être trop con pour se faire rejeter lorsqu’on veut protéger ? Va-t’en, pleure seule. Fait comme les autres et coupe-toi la peau. Saigne, saigne et pleure de tout ton soul, on pourra ensuite voir qui de vous deux survit aux trahisons. Seras-tu toujours toi quand tu te relèveras ? Ou seras-tu le monstre qui aura survécu à la tristesse et la solitude ? Non, tu ne peux pas survivre seule. On t’a programmée pour aimer et protéger.

codage par palypsyla sur apple-spring
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://fillepingouingally.forumactif.org
Bibire
Admin
avatar

Messages : 245
Date d'inscription : 11/08/2013
Age : 19

MessageSujet: Re: Textes tristes || Format court   Mer 19 Mar - 19:29

Et certains soirs je me disais que la vie s’était arrêtée depuis le jour où je t’avais perdue. Chaque fois qu’une cloche sonnait je disais juste « non. », parce que je ne voulais pas accepter le fait que je sois là et toi pas. Je levais les yeux vers le ciel et disait « c’est injuste », parce que quoi qu’il se passe dans ma vie ou dans ma mort, je ne te reverrai plus. Dans un monde comme le nôtre quand nos chemins se séparent ils ne peuvent pas se retrouver. La Terre n’est pas assez ronde pour ça. Je ne cesserais jamais de me languir de ton sourire, brillant et étincelant comme si rien ne te blesserais jamais. Parfois quand j’ai froid je regarde mes mains vides et me dit qu’un jour tu as été là pour les réchauffer. Tu me manques. Une fois, deux fois, trois fois ou encore un million. J’ai essayé de vivre sans toi, mais chaque fois que j’essayais je me sentais un peu plus mourir. Sombrer dans le trou béant qu’a laissé ton absence. Quelquefois encore je parlais, je te parlais d’amour, de futur, du passé. De la couleur du ciel, des piaillements des oiseaux ou du bruit immonde qu’a fait mon cœur en se brisant. Du temps que j’ai mis pour nettoyer le sang qui s’est écoulé sur le parquet. Les gens me prenaient pour un fou, un malade mental. Un jour, ma mère est venue me voir en me demandant qui je pleurais depuis des mois. Je lui ai répondu « elle », les yeux dans le vague. Je lui ai raconté cette sensation de vide, de manque que je trainais depuis des mois. Je lui ai raconté comme j’aimais passer mes doigts sur tes lèvres avant que tu t’endormes, je lui ai raconté ton habitude de me dire « Je t’aime » au moins trois fois par jour pour s’assurer que je ne l’oublie pas. Je lui ai expliqué que chaque jour sans toi me faisais mourir un peu plus. Elle m’a regardé avec des yeux qui signifient « Pauvre garçon », et c’est ce qu’elle m’a dit. « Mon pauvre petit garçon. ». Oh oui, pauvre garçon. Pauvre garçon perdu et incomplet, luttant à retrouver sa voie dans le labyrinthe du deuil. Voilà ce que tu as laissé de moi, voilà ce que je suis désormais. Parce que je ne serais jamais plus capable d’amour ou de bonté. Comment expliquer aux gens qu’une tombe renferme bien plus qu’un corps ? Comment leur expliquer les rêves brisés et les cœurs en miettes que renferment ces boîtes ? Oh, le corps retourne à la poussière mais les souvenirs ne partent jamais et le malheur saigne pour toujours. Et je suis là, au bord de cette gigantesque falaise. Près à sauter pour que tu me rattrapes, dans tes bras d’un blanc immaculé.

codage par palypsyla sur apple-spring


Dernière édition par Bibire le Mer 19 Mar - 19:39, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://fillepingouingally.forumactif.org
Bibire
Admin
avatar

Messages : 245
Date d'inscription : 11/08/2013
Age : 19

MessageSujet: Re: Textes tristes || Format court   Mer 19 Mar - 19:29

Elle n’arrêtait plus. Le seul mot qu’elle avait en bouche était « un jour ». « Un jour je partirais là-bas », « un jour je rencontrerais mon âme sœur », « un jour j’aurais un grand sourire aux lèvres en rentrant à la maison et en disant à mes parents que leur fille est maman », « un jour je serais heureuse ». Elle ne savait plus vivre au jour le jour. Elle avait peur d’avancer dans le noir en étant persuadée d’aller dans la mauvaise direction. Elle voulait le monde sans réussir à avoir autre chose que sa chambre ; elle était perdue, perdue dans les ténèbres du rêve. C’est hélas un enfer d’où elle ne sortira sans doute jamais. Je me rappelle du premier jour où je l’ai vue. Elle rêvait, allongée sur son lit en commençant à imaginer mon histoire.. Non, non, ce n’est pas la première fois. Elle me parlait déjà depuis bien longtemps, mais sans me donner de nom. Je me suis prise d’affection pour cette jeune fille perdue. Elle me chuchotait entre deux sanglots que tout ce qu’elle voulait était retrouver celle qu’elle était autrefois. Redevenir la petite fille gaie et heureuse. Du fond de mon cœur je lui promettais alors qu’elle était la personne la plus forte que je n’ai jamais rencontré, qu’elle était dans un entre deux dangereux et qu’un jour elle serait capable de dire « Je suis heureuse »

Et un jour elle m’a susurré entre deux crises qu’elle avait cette impression depuis quelques années déjà, ce manque qui la faisait se sentir si seule. Elle me disait que quelqu’un l’avait quittée, qu’une partie d’elle avait quitté son corps pour ne jamais revenir. « Mes angoisses s’enracinent toujours plus profondément sur mon visage. Oh Adriel, reste avec moi tu es la seule à pouvoir me voir. Je suis invisible aux yeux des autres, révélant ce qu’ils veulent voir en moi. »

codage par palypsyla sur apple-spring


Dernière édition par Bibire le Mer 19 Mar - 19:49, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://fillepingouingally.forumactif.org
Bibire
Admin
avatar

Messages : 245
Date d'inscription : 11/08/2013
Age : 19

MessageSujet: Re: Textes tristes || Format court   Lun 31 Mar - 19:44

J’aurais tout simplement voulu avoir le courage de te dire la vérité. Te dire que tous les jours, depuis nos retrouvailles, chaque nouveau jour où je te voyais sourire, je voyais ce que j’avais raté. Que chacune de mes idées noires n’était qu’une punition amplement méritée, le châtiment que j’avais reçu pour être moi, et moi seule. Chaque nouveau « ne t’en fais pas, je te pardonne » me semblait aussi vrai que faux. J’étais perdue, et je le suis encore ; l’un de ces individus perdus, à bout de souffle dans le labyrinthe de la vie. Chacune de tes excuses me fait faire un pas en arrière. J’ai peur, j’ai horriblement peur du futur et je n’ose pas en parler. Je m’en veux, tu sais. Je m’en veux de te perdre et de te faire douter ainsi. La vérité c’est que lorsqu’on perd quelqu’un, la personne qui revient n’est jamais la même que celle que l’on a perdue. Je suis tombée, tombée très bas, et les gens qui reviennent de ce genre de trou noir changent profondément. Mais, tu sais, le souci c’est que je n’arrive pas à remonter, je suis toujours bloquée dans cette cavité infernale. Les pierres, une à une, se détachent lorsque je crois avoir trouvé un appui.

codage par palypsyla sur apple-spring
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://fillepingouingally.forumactif.org
Bibire
Admin
avatar

Messages : 245
Date d'inscription : 11/08/2013
Age : 19

MessageSujet: Re: Textes tristes || Format court   Mer 17 Sep - 18:08

Si un jour je meurs, est-ce que tu seras là ?
Il y a des jours qui vous font regretter d’être seul. Des jours où vous n’avez ni ami ni amour. Ces jours où vous vous sentez seul au monde, comme si personne sur cette terre n’était capable de vous rendre heureux. Il y a toutes ces fois où vous auriez voulu passer du temps allongés avec l’être aimé, juste pour regarder le ciel, mentir à propos du monde juste pour être heureux. Refaire tout sur cette terre, faire que tout le monde soit heureux, que tous les gens soient gentils et que tous les horizons soient bleus. Ces jours sont d’autant plus difficiles lorsqu’on a vécu ça une fois, et que ce temps est dépassé. Quoi de meilleur pensez-vous que de sentir désiré, que de sentir un regard sur soi quand personne autour ne vous donne l’attention que vous auriez souhaité. Quoi de plus beau que d’entendre ces « je t’aime » murmurés à l’oreille ? Oui, je pense que l’amour est la chose la plus belle sur cette terre.

Si ce soir je m’en allais sans dire un mot à personne, y aurait-il quelqu’un pour s’en apercevoir ? Si cette nuit je me coupais les veines, un peu plus profondément qu’à l’habitude, y aurait-il quelqu’un pour pleurer celle que je suis en entier, celle que personne ne connais ? Si demain matin je ne me réveillai pas, est-ce que quelqu’un saurait prier pour que mon âme rejoigne celle d’Adriel ? Non. Je ne pense pas. Jamais ma présence ne se ressentira dans cette plage aux teintes froides. Jamais je ne trouverais là-bas ma sœur sous un autre ciel. Je me perds, je suis seule.

codage par palypsyla sur apple-spring
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://fillepingouingally.forumactif.org
Bibire
Admin
avatar

Messages : 245
Date d'inscription : 11/08/2013
Age : 19

MessageSujet: Re: Textes tristes || Format court   Mer 17 Sep - 18:12

Je suis ce que je suis, je sais, c’est parfois difficile à accepter. Je suis la première à me regarder dans un miroir et me dire « Fais quelque chose, ça, ce n’est pas ce que tu devrais être ». Tu es la deuxième. Bien sûr que je le sais que tu dis ça pour que je sois heureuse, tu ne veux pas te retrouver avec une loque de fille grosse et mal dans sa peau dans cinq ou dix ans. Oui, il est peut-être temps que je réagisse, que je fasse du sport, que je range ma chambre, que je réussisse à vivre finalement dans ce putain de monde réel. Mais j’ai une question, maman, une petite question qui me ronge chaque fois que tu me dis ça : Qu’est-ce que c’est ? Qu’est donc ce monde « réel » sensé m’attendre lorsque j’ouvre les yeux le matin ? Tu peux me dire que c’est le paysage magnifique autour de chez nous, les gens dans les maisons, dans les rues, près de moi, les discussions normales sur la vie de tous les jours … Et bien non, maman, je ne te croirais pas. Le monde réel que je vois, si brillant à tes yeux, n’est pour moi qu’un menteur. Il peut sembler bien sûr magnifique quelques fois lorsque le ciel est bleu et que les gens autour sont heureux, mais il se trouve qu’il abrite bien trop d’ombres ; tu ne connais pas mes démons, tu sais. Ils sont là derrière chaque blessure, chaque silence et chaque peine. Mon monde réel est un jardin fermé où les fenêtres sont enfermées dans les livres, les PC et les cahiers vierges. Je suis désolée maman, vraiment. J’aurais voulu être une fille dont tu aurais pu être fière, j’aurais voulu que tu puisses me pousser vers l’avant, me faire voir le soleil dans l’ombre … Je dois être anormale, mal formatée, les futurs dont tu me parles me semblent d’une routine et d’une tristesse accablante. Non, rester le temps d’une vie dans un même endroit ne m’attire pas. Non, l’idée d’avoir un travail ennuyeux, d’y passer mes journées juste pour avoir un argent vicieux dont je ne me servirais sans doute jamais ne me donne pas envie. Alors oui, peut-être que ton « monde réel » ne m’attire pas. Peut-être que je suis le vilain petit canard. Je ne suis pas ma sœur, tu sais. Je n’ai pas une détermination à toutes épreuves et une énergie inépuisable. J’ai des faiblesses, beaucoup de faiblesses. Et certaines d’entre elles m’ont laissé des cicatrices. Mais tu sais, maman, c’est ce que je suis ; et je n’ai pas spécialement envie de changer mes rêves. Je pense que la vie est trop brève et trop unique pour rester au même endroit, enfermé dans un bureau et avoir un corps de rêve pour lequel je devrais me battre chaque instant de ma vie. Je pense que je commence à comprendre que le monde n’est pas dans notre nid douillet mais dehors, là, sous ce ciel. Et viendra un jour où je déploierais mes ailes.

codage par palypsyla sur apple-spring
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://fillepingouingally.forumactif.org
Bibire
Admin
avatar

Messages : 245
Date d'inscription : 11/08/2013
Age : 19

MessageSujet: Re: Textes tristes || Format court   Mer 17 Sep - 18:15

Il y avait sans doute dix bonnes façons de guérir. De redevenir normale, vous savez, finalement arrêter de pleurer sans raisons, ne plus se sentir vide, pouvoir se regarder dans le miroir et se reconnaitre dans sa réflexion. Il y avait tellement de bonnes raisons pour vouloir guérir. Pour les secrets aussi, peut-être. Être reconnue au grand jour, pouvoir dire « Je me suis relevée et je vais bien, réellement. », ne plus se lacérer la peau tard le soir, quand le goût des larmes et du sang se confond et quand l’amertume danse avec la folie.
J’ai toujours aimé les films de superhéros ; de gens surnaturels différents, aux superpouvoirs ensorcelants. Et peut-être que, afin de me consoler lorsque la tristesse prenait le dessus, je considérais ma faiblesse comme un superpouvoir. Je pouvais alors comprendre la détresse des superhéros ; je pouvais me sentir comme eux. L’espace de quelques minutes je devenais quelqu’un d’important, la possible héroïne de quelque chose. N’était-ce qu’une consolation ? Qui donc peut s’inspirer d’une jeune fille pleine de cicatrices sur le cœur et sur le corps ? Peut-être sommes nous aussi à tort obligés de nous cacher sous peine d’être envoyés sur le fauteuil d’un psy. Dans ce cas appelez-moi donc « Freak », je deviendrai « Scar » avec grand plaisir.

codage par palypsyla sur apple-spring
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://fillepingouingally.forumactif.org
Bibire
Admin
avatar

Messages : 245
Date d'inscription : 11/08/2013
Age : 19

MessageSujet: Re: Textes tristes || Format court   Mer 17 Sep - 18:20


Ne le fais pas. Les individus qui se coupent la peau ont une raison pour continuer. Si la douleur ne causait que la douleur ils ne le feraient pas. Il y avait cette sorte d’euphorie. Ce besoin oppressant qui la forçait à continuer à le faire. Pas une drogue, mais quelque chose s’en rapprochant. La seule chose qui pouvait l’empêcher de le faire était l’écriture. Mais elle voulait que quelqu’un sache, elle voulait que quelqu’un la regarde dans les yeux et lui dise « Dis-moi tout, je sais que ça ne va pas bien ». Elle voulait pleurer dans les bras de quelqu’un. Elle voulait savoir finalement de quelle origine venait le bordel dans sa tête. Elle n’en pouvait plus de ces pensées noires, de ces milliers de moustiques aux ailes de nuit ; Elle n’en pouvait plus d’être oppressée dans son propre cœur, de trembler. La seule chose qu’elle désirait était le bonheur, le vrai bonheur qui vient du fond du cœur et qui surpasse les problèmes. Elle voulait avoir la foi dans ce monde de menteurs, elle voulait être sure d’elle, ne plus se demander si ce qu’elle ressentait était réel. Oui, ce qu’elle désirait en réalité c’était de l’aide. Une main tendue et un esprit stable. Ne plus être heureuse la journée et souffrir comme une chienne la nuit. Ce n’était pas nécessairement toute la joie de ce monde, juste assez pour pouvoir être heureuse.

Je ne sais pas vraiment ce qu’elle fait ressentir, cette putain de douleur. J’en ai une idée assez précise mais tout dans ma tête me porte à croire que c’est faux. Je suis persuadée d’être une menteuse. Mais si je mens, alors d’où vient-elle ? D’où vient cette inspiration qui ne vient que lorsque je tombe au niveau inférieur ? D’où viennent ces frissons quand je n’ai pas froid ? D’où vient cette solitude extrême qui s’empare de mon âme lorsque le masque tombe ?

Et parfois je me sentais juste pathétique. Pour mon impuissance, pour la douleur dans mes yeux, pour le regard triste qu’elle me lançait de là-haut, pour ma lâcheté, pour ma folie, pour les cicatrices ouvertes sur mes bras … Je me sentais comme une étrangère et comme le second choix. Comme la pauvre fille qui se pensait être aimée pour ce qu’elle était mais qui a désormais découvert que personne ne la connaissait. Parfois je ne sentais pas une once de compassion pour moi-même. Je me sentais juste inutile, comme un jouet détraqué, invendable avec un défaut de fabrication. Je me meurs sans un son, et je ne peux même pas prétendre être forte. J’ai déjà assez menti comme ça.

codage par palypsyla sur apple-spring
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://fillepingouingally.forumactif.org
Bibire
Admin
avatar

Messages : 245
Date d'inscription : 11/08/2013
Age : 19

MessageSujet: Re: Textes tristes || Format court   Mer 17 Sep - 18:22


La page restait blanche. Désespérément. La seule chose qui lui restait s’était envolée. « Je ne peux plus écrire » Parce que parfois ce qui vous rend unique se barre au fur et à mesure que votre temps s’écoule, et si la tristesse changeait, elle restait toujours plus forte. Et dans son cœur, elle restait aussi vide, aussi effrayée. « Est-ce ça l’amour ? Réponds-moi donc, une bonne fois pour toutes ». Elle le savait déjà. Elle l’avait toujours su. Et ce putain de sentiment revenait, cette solitude extrême. Cette folie incontrôlable qui lui faisait envier les morts. L’inspiration n’arrivait qu’à ce moment là. Ces textes ne servaient qu’à ça ; extérioriser. Le faire paraitre moins gros, moins douloureux. Le fait était qu’elle était différente, que les jeunes filles de son âge ne s’endormaient sûrement pas en s’imaginant se percer le ventre avec un lame aux bords épais.

codage par palypsyla sur apple-spring
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://fillepingouingally.forumactif.org
Bibire
Admin
avatar

Messages : 245
Date d'inscription : 11/08/2013
Age : 19

MessageSujet: Re: Textes tristes || Format court   Sam 27 Déc - 22:28

Elle n'était plus que l'ombre d'elle-même. Depuis combien de temps une page word n'avait-elle pas été entièrement remplie? Noircie de phrases pleines d'idées noires. Depuis combien de temps gardait-elle tout à l’intérieur ? Se battant contre des idées absurdes l'empêchant de vivre au jour le jour … Ses pensées ne formaient qu'un gigantesque bordel, elle était la définition même de mess. Et autour d'elle les gens accouraient, racontaient leurs problèmes « tu sais, je suis en dépression », « le monde est parfois cruel », « tu sais pas ? Elle est anorexique », « ça pues, ce que tu fais. Ça pue. » Qui aurait pu deviner les mots qu'elle murmurait aux ténèbres lorsqu'elle se retrouvait seule ? Qui aurait pu savoir ? How broken she really was inside … Les gens la regardaient comme s'ils n'avaient rien à risquer, elle n'était qu'une fille. Une fille au rire un peu trop fort, au manières un peu trop prononcées, aux idées un peu trop profonde. Elle n'était qu'une fille aux apparences d'eau calme qui cachait un ouragan sous sa grande carapace.

Mais saviez-vous fellows ? Derrière ma carapace il n'y a rien dont on peut se réjouir. Il y a mon reflet dans le miroir à chaque fois que je regarde ma réflexion. Il y a cette fille incapable, pas à la hauteur, désespérée, triste, seule, brisée. Cette fille aux grands yeux noirs qui ne peut rien cacher, qui donne l'impression de vouloir tout terminer. Tout plaquer.Saviez-vous fellows ? Si l'un de mes pieds était dans le vide, sans aucun doutes, je sauterais.

J'ai eu un aperçu des choses que me réservaient la vie. Pas de prince charmant me répétant chaque jour combien la vie valait d'être vécue, combien le monde était beau et qu'il valait le coup d'être exploré dans ses moindre recoins. Pas celui qui m'aurait dit combien il m'aimait, me trouvait belle … Je ne suis qu'une idiote. Une gamine perdue entre ses histoires et la réalité. Une fille qui veut un monde, une vie qu'elle n'aura jamais, jamais satisfaite de ce qu'elle a entre les mains. J'aurais voulu y croire. J'aurais voulu ne pas être laissée derrière tu comprends ?

codage par palypsyla sur apple-spring
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://fillepingouingally.forumactif.org
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Textes tristes || Format court   

Revenir en haut Aller en bas
 
Textes tristes || Format court
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» [format] Peasant
» Festival Jeux à Court-Saint-Etienne 2010 (Belgique)
» [Mtgo] Momir Basic Format
» Imprimer en format A2
» Textes canoniques applicables

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
|| Galerie d'un pingouin femelle || :: Galerie :: Textes-
Sauter vers: