|| Galerie d'un pingouin femelle ||

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 Travaux d'Ecriture || 3°

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Bibire
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MessageSujet: Travaux d'Ecriture || 3°   Lun 18 Nov - 16:07

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MessageSujet: Re: Travaux d'Ecriture || 3°   Lun 18 Nov - 16:17




FEAT. ANDY
778 MOTS

C'est moche d'avoir à guetter un signe de quelqu'un pour se sentir heureux.
Dix heures du matin à Marseille, une jeune fille est adossée contre un mur. Dix jeunes gens lui font faces, tous ont la même expression sur le visage : l’euphorie. Tous sauf un, le chef. Celui-ci parle avec un air grave.

« - Bon, je vais faire court. Tu vas devoir monter sur un scooter et faire le chemin bordant la falaise dessus. Et revenir bien sûr, enfin si tu en es capable. »

La jeune fille se racle la gorge. Une chaleur monte en elle, mais elle n’est pas certaine de son origine. Le stress ou le bonheur ? Le bonheur de voir qu’Eddy, chef de gang s’intéresse enfin à elle ou le stress de devoir à nouveau jouer avec la mort. Elle ferme les yeux quelques instants, prends sa respiration et laisse enfin les mots sortir :

« - OK. Si je réussi j’intègre, si je me plante je finis à l’eau. Je crois que j’ai compris. »

Une lueur insolente brille dans ses yeux. Aujourd’hui c’est elle qui gagne, aujourd’hui elle jette les dés, c’est quitte ou double. D’un geste rapide elle dégage de son visage une mèche rebelle qui lui cache les yeux et lance à l’équipe :

« - On y va ? »

Onze heures du matin en bord de falaises. La jeune fille risque un regard vers le bas : c’est haut. Elle inspire une bouffée d’oxygène pour reprendre confiance en elle, elle n’a pas le droit d’échouer, d’autant plus que le regard d’Eddy pèse sur sa nuque. Ça la réchauffe et lui redonne encore plus de courage.

Non loin, un bruit de moteur se fait entendre. Un garçon à la folle chevelure blonde arrive et se gare près d’eux, il est à bord d’un splendide Vespa bleu foncé. D’un regard, la jeune fille interroge Eddy, il lui répond aussitôt d’un signe de tête. C’est sur ça qu’elle allait devoir provoquer la mort. Le garçon descend et esquisse un geste dans la direction du scooter, il sourit d’un air provoquant et annonce avec une révérence exagérée :

« -Le véhicule de sa majesté est arrivé. »

Elle lui répond d’un sourire suffisant et enfourche l’engin. Les scooters ça la connait, chez elle on est motard de père en fille. Reste à voir si sa connaissance de la chose lui permet de rouler au bord d’une falaise. S’ensuit un échange de regards avec Eddy. Il la regarde comme s’il la voyait pour la première fois, elle le regarde comme elle l’a toujours regardé : avec une fascination liée à une pointe d’insolence. Il ouvre la bouche sur des mots qui ne sortent pas et se rattrape ensuite en la hélant d’une voix assurée :

« -Bonne chance ! »

Elle ne répond pas, du moins pas en apparence. Un sourire nait sur son visage et l’engin démarre et s’engouffre dans le chemin. D’abord le côté droit est caché par d’épais feuillages, c’est au bout de quelques secondes que le paysage se montre. Magnifique, fascinant et effroyablement haut. Le cœur de la jeune fille bat à un rythme incroyable, elle s’interdit tout regard placé au-delà de sa route. Les ronces lui éraflent les jambes qu’elle n’a pas pensé à protéger et le vent libère ses cheveux qui ne sont bloqués par aucun casque. Une euphorie remplit les poumons de la jeune fille, tout se passe comme la veille sur le Just do It. Elle se sent vivre, elle plonge dans le vent qui la caresse comme le feraient des milliers de gouttes d’eau sur sa peau. Heureusement pour elle, le chemin est droit, aucun virage ne vient perturber ce sentiment de liberté absolue. Soudain la route devient plus stable, moins rocailleuse, le chemin est remplacé par le bitume. Elle freine et respire, prenant conscience qu’elle n’a pas respirée depuis qu’elle est partie. Des cris la surprennent, le groupe l’entoure. Plusieurs voix la hèlent :

« -T’as réussi ! T’es l’une des nôtres maintenant. »

La jeune fille est heureuse, elle en pleurerait. Mais elle ne reconnait pas encore la seule voix qu’elle veut vraiment entendre. Son regard parcourt le groupe et elle finit par repérer Eddy, un peu derrière. Il la regarde, un sourire illumine son visage. Il s’approche d’elle et les autres s’écartent pour le laisser passer. Il vient se placer à cinquante centimètres à peine de la jeune fille et prend la parole :

« Bravo. Ça y est tu fais partie de la bande. Bienvenue parmi nous … Je ne connais toujours pas ton nom au fait. »

Le bonheur chauffe les joues de la jeune fille. Elle sourit et réponds au garçon :

« Andy, je m’appelle Andy. »
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MessageSujet: Re: Travaux d'Ecriture || 3°   Lun 18 Nov - 16:29




FEAT. GUY MONTAG & ANNA MONTAG
738 MOTS

So few want to be rebels anymore.

C’était la pleine lune sur la ville. Un vent léger soufflait, emportant avec lui les restes de papier que les employés chargés au nettoyage n’avaient pas encore ramassés. Une forte odeur de rouille s’imposait dans les coins reculés du pavillon réservé aux pompiers. Une odeur qui ne parvenait pas aux narines de Guy Montag qui, enfermé dans son monde plein de machines, de montres et de propreté, avait sûrement déjà oublié l’odeur de la saleté. Ce même homme marchait sur le trottoir, dans sa tête tournaient les paroles que lui avait adressées Clarisse. Lui qui n’avait jamais ouvert un livre de sa vie se demandait maintenant ce qu’ils pouvaient renfermer de si dangereux. Qu’étais-ce donc qu’un livre d’ailleurs ? Un ensemble de papiers et des centaines de mots mis les uns à la suite des autres. Comment des mots pouvaient-ils faire du mal ? Ces questions-là, il ne se les était jamais posées auparavant. Tout simplement parce qu’il n’avait jamais vraiment réfléchi à ce qu’il faisait. Une simple gamine lui avait retourné la tête rien qu’avec des mots, et ça, ça il ne le comprenait pas. Les maisons se suivaient à perte de vue, des dizaines de maisons blanches aux toits bleus. Pour la première fois, le pompier remarquait la similitude entre toutes ces habitations, comme il se rendait compte de la présence de fleurs en bordure de trottoirs. Il s’arrêta devant le numéro 147, la fenêtre était ouverte et on pouvait apercevoir une silhouette de femme derrière la vitre. Avec un soupir, Guy Montag s’engagea sur le chemin menant à sa maison. Une bonne odeur de viande s’échappait de la fenêtre.

« Anna, je suis de retour. »

La femme se retourna avec un sourire sur le visage. Elle portait un tablier vert aux couleurs d’une marque et ses cheveux blonds étaient coiffés en tresses.

« Bonsoir ! Tu peux t’installer devant l’écran, je n’en ai plus pour longtemps.

- Non, pas ce soir, je veux te parler de quelque chose. Il m’est arrivé une histoire surprenante aujourd’hui. J’ai rencontré une jeune fille qui m’a tenu un discours étrange à propos de livres. Elle m’a demandé ce que je pensais de mon métier, elle semblait différente des autres jeunes gens de son âge. Qu’est-ce que tu en penses toi ? Qu’est-ce que tu penses des livres ? »

Le visage d’Anna blêmit. Son regard alla d’un coin à l’autre de la pièce avec affolement, il se posa ensuite sur le pompier, elle s’approcha de lui et lui chuchota d’un air affolé :

« Mais Guy, es-tu devenu fou ? Tu sais bien qu’il ne faut pas qu’on en parle, l’Etat deviendrait fou s’il savait qu’un homme aussi dévoué que toi pensait à cela ! Reprends-toi ! »

L’air perdu, Guy continua cependant ce qu’il avait à dire. Anna était la seule personne en qui il avait assez confiance pour se confier.

« Tu sais je n’y avais jamais pensé auparavant. Nous vivons tellement vite, nous sommes un peu comme des marionnettes maniées par l’État. Qu’est-il écrit de si dangereux dans les livres que nous brulons ? Il y a bien longtemps j’en ai lu, des livres, je n’ai pas aimé mais il devait y avoir des gens pour lire. Peut-être qu’il en reste dans la société d’aujourd’hui. Sincèrement Anna, j’ai besoin de toi, je me perds … »

Anna laissa échapper un soupir. Son regard parcourra encore une fois la pièce et elle ferma la fenêtre. Ensuite, enfin elle répondit à son mari.

« Guy, tout d’abord laisse-moi te dire que sans ton travail, nous sommes perdus. Nous ne pouvons pas laisser les paroles d’une gamine influencer notre vie. Ensuite, moi aussi j’en ai lu, des livres, et j’ai aimé ça. J’ai lu Millay, j’ai lu Whitman, j’ai lu Faulkner. Quand la société a interdit les livres j’ai souffert comme tous les gens qui aimaient ça, mais je l’ai accepté. Nous n’avons pas d’autre choix que d’accepter ce que l’Etat nous fait subir. Parfois je me console en écrivant quelques passages de romans sur des feuilles de papier, ça me suffit à aller mieux. Que comptes-tu faire à propos de cette fille au fait. La dénoncer ? »

Guy était resté sur place, tout étonné par les révélations de sa femme, il lui fallut quelques instants pour réagir et répondre :

« Non … Je pense que je vais retourner la voir. Cette Clarisse Mac Clellan »
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MessageSujet: Re: Travaux d'Ecriture || 3°   Lun 18 Nov - 16:31




FEAT. M.B
490 MOTS

Un homme peut se résoudre à l'idée de perdre sa vie, mais pas à l'absence de ceux qu'il aime

Les yeux clos, Monsieur B laissa la fatigue s’engouffrer dans son corps. Sa tête dodelina un instant sur le bord de la fenêtre avant qu’il ne sombre dans le sommeil. Ses songes étaient hantés par des courbes décroissantes et des chiffres nuls. De clients aux yeux qui brillent et de patrons aux cravates impeccables le regardant de haut, perchés sur une scène faite de centaines de boîtes vides. Enfin, il se rendit compte que ses membres étaient contrôlés par d’innombrables fils tenus par un étrange pantin sur lequel était gravé le mot « société ». Paniqué, il commença à se débattre et ouvrit les yeux sur sa salle de séjour sombre et vide. Son regard encore vacillant se porta sur la table où un morceau de papier était perdu, comme s’il avait été jeté là, sans aucune attention. Il s’approcha et saisit la feuille pliée en six où étaient inscrits ces mots :

« C’est moi. Je pense qu’il est inutile que je te précise qui je suis, à moins que tu ne connaisses d’autres personnes ayant la délicatesse de laisser un mot sur notre table de salon.
Je ne terminerai pas cette lettre avec un « je t’aime » dégoulinant d’amour. Ça sonnerait trop faux, tu ne crois pas qu’il est temps d’arrêter les mensonges ?
»

Monsieur B. s’arrêta un instant dans sa lecture, comme assommé. Il alla fouiller dans son sac pour trouver une paire de lunettes. Il reprit ensuite sa lecture.

« Nous sommes partis, j’ai emmené les enfants. Cette maison était devenue trop grande et trop vide pour que nous puissions y vivre. Depuis combien d’années vivons-nous ainsi ? Séparés par un fossé où trône ce « produit » que tu idolâtres tant. Ne pouvais-tu pas juste te rendre compte que ton objectif était trop grand ? Que le fossé s’agrandissait et grignotait chaque jour un peu plus de notre vie de famille …
Désormais, tu es perdu à mes yeux. Tu ne reviendras jamais, je pense avoir déjà beaucoup attendu …
»

Doucement, une larme coula le long de la joue de Monsieur B pour venir se perdre dans les rainures du sol. Il replia la lettre et la reposa sur la table. Depuis combien de temps n’avait-il pas pleuré ?
Sur le verso de la lettre était inscrite une phrase, une seule, capable de résumer le texte.

« Je ne reviendrais pas. »

Monsieur B retourna près de la fenêtre. Dehors, les nuages avaient libéré le soleil. Il était hélas trop sonné pour y voir un message ou un quelconque espoir. Il se contenta de baisser le store et de monter dans sa chambre.

Quelques jours plus tard, la maison se réveilla et laissa à nouveau entrer la lumière. Les voisins s’étonnèrent de revoir sortir un homme qu’ils n’avaient pas vu depuis bien longtemps. Certains l’entendirent murmurer, comme pour se convaincre lui-même :

« Eh bien moi, je viendrais. »
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MessageSujet: Re: Travaux d'Ecriture || 3°   Ven 13 Déc - 15:49




FEAT. COLIN & CHLOÉ
839 MOTS

Un homme peut se résoudre à l'idée de perdre sa vie, mais pas à l'absence de ceux qu'il aime.

C’était un jour sombre, comme tous les jours qui avaient suivi la mort de Chloé. Dans le cimetière aux pauvres, le jour mourait à peine et les chasse-misères investissaient déjà les lieux, chassant les désespérés des tombes décrépies. Il restait néanmoins une âme quand la lune apparu sur le lieu. Colin tel un miséreux n’était même plus chassé tant on s’était habitués à sa présence. Il demeurait debout sur l’extrémité de la longue planche qui surplombait l’étang, le regard dans l’ombre et le cœur brisé. Si l’on s’approchait suffisamment on pouvait l’entendre murmurer, tout bas, sans un pleur, le nom de sa Chloé. Il ne se rendit même pas compte de l’absence de planche sous ses pieds quand il fit un pas dans le vide. Il eut à peine le temps de crier que l’eau l’avait déjà happé.

Il ouvrit les yeux sur un monde flou et aux teintes rosées. D’étranges bulles flottaient autour de lui. Colin s’étonna en constatant que ces bulles contenaient des ouvriers face à des machines à écrire. Étrangement on n’entendait aucun bruit de frappe, seulement un air de Jazz familier.

« Vous entendez Chloé ? Duke Ellington a fait des merveilles, je ne me lasse pas de l’entendre. »

Colin tressaillit en voyant à ses pieds une grenouille à chapeau de plumes le regardant avec intérêt. Elle portait  une clarinette dans un sac à bandoulière. Colin la prit dans ses mains et l’étudia avec attention. Elle sortit sa clarinette et la lui pointa vers le front avant de l’interroger.

« Dites-moi, savez-vous où aller pour se rendre à la Nouvelle Orléans ? »

Colin s’étonna devant l’étrangeté de la question.

« Eh bien vous devez traverser l’océan et aller vers le Sud il me semble. »

Le batracien abaissa son chapeau pour remercier Colin et releva la tête pour lui proposer son aide.

« Puis-je vous aider pour vous remercier de cette information ? »

Le jeune homme regarda autour de lui et décida de faire confiance à l’étrange animal.

« Je cherche ma femme, Chloé, vous ne l’auriez pas vu ? Ça m’aiderait beaucoup de savoir.

- Chloé ?! Ah ! Arrangée par Duke Ellington n’est-ce pas ? Bien sûr que je l’ai vue ! Tout le monde ici saura vous dire où est Chloé ! Il vous suffit de suivre la route, il n’y en a qu’une. Le seul ennui pour vous c’est le nénuphar. Ah, je l’aime bien cette Chloé.
»

La grenouille s’en alla en battant des pattes sans que Colin ne puisse la remercier. Elle disparut bientôt dans la brume. Le jeune homme haussa les épaules et chercha autour de lui pour trouver la fameuse route. Il l’aperçut en observant le sol, une ligne droite continu s’en allant à l’envers d’un rocher. Colin descendit en nageant.

La route s’étendait jusqu’à ce que l’on ne puisse plus la voir à cause de la brume. Colin s’y engagea sans aucune hésitation. Dans l’air continuait de planer l’air de Duke Ellington. Sur le bord de la route ne figuraient que quelques pancartes indiquant « Chloé », « Nénuphar » ou « Colin ». Colin passa près d’un étang couvert de nénuphars. Il ne tourna même pas la tête, ces choses-là ne lui inspiraient plus rien depuis qu’ils avaient élu domicile dans le poumon d’une femme. Colin marcha longtemps ; le temps lui parut figé tandis que les paysages s’arrêtaient de défiler autour de lui. Il se mit à courir lorsqu’il aperçut quelque chose à l’horizon. Quelque chose de blanc : un nénuphar.

Une fois arrivé à la fleur, Colin se rendit compte que ce n’était pas une fleur mais plutôt un genre de lit. Duke jouait toujours plus fort. Un bras dépassait des pétales.

« Chloé ! Ma Chloé ! »

Colin entreprit d’escalader le nénuphar. Ses ongles s’accrochaient aux pétales et ses pieds glissaient sur les racines. Il écarta les rideaux blancs et découvrit Chloé, sa Chloé endormie au milieu des fleurs. Elle était vêtue d’une robe bleue et ses joues étaient roses comme celles d’un bébé. Colin lui embrassa le front mais elle ne se réveilla pas. Elle était chaude, bien trop chaude. Une voix retentit, comme venue de nulle part.

« Il ne peut y avoir qu’une chanson, qu’une seule Chloé. Ce cher Ellington a réservé la place, Chloé ne peut pas vivre deux fois ; celle-ci doit partir. »

Colin enlaça Chloé et enfouit son visage dans ses cheveux. Il ne releva la tête que quelques instants plus tard.

« C’est injuste, mais où qu’elle doive partir laissez-moi y aller avec elle. Je ne peux pas vivre sans elle, Duke Ellington s’en sortira bien sans un Colin pour l’écouter. »

La voix ne parla pas pendant quelques secondes puis annonça, comme si elle avait réfléchit attentivement :

« Tu fais partie de ce monde maintenant. Tu peux partir avec elle. »

Les derniers accords de « Chloé » retentirent dans l’air avant de s’arrêter pour ne plus recommencer ; et là, dans le nénuphar, Chloé ouvrit les yeux.
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MessageSujet: Re: Travaux d'Ecriture || 3°   Mer 19 Mar - 19:52




FEAT. The Collyers Brothers
512 MOTS

Une Affaire Bordélique
Il y a 66 ans, deux frères trouvaient la mort ensevelis sous une montagne de déchets. Nous avons mis plus de soixante ans à ressortir cette histoire, perdue sous les décombres d’une vieille maison de Manhattan.
Pour revenir sur les traces de cette histoire, nous nous sommes rendus en Amérique, dans un petit quartier de New York où nous avons retrouvé d’anciens voisins, amis ou membres de la famille qui ont acceptés de répondre à nos questions. Les frères Collyer étaient, selon leurs voisins, des gens que l’on aurait pu qualifier d’étranges. Un homme qui habitait autrefois en face de la maison nous les décrivit comme des garçons très distants et obsédés par le fait de ne rien jeter. « On voyait des piles de boîtes et de journaux boucher l’accès à la lumière par les fenêtres. Il n’était pas rare que les carreaux se brisent et laissent se déverser dans la rue quelques dizaines de kilos d’emballages. » D’autres individus ayant côtoyé les Collyers parlaient d’odeurs insupportables venant de la maison où quelques matériaux à la faible durabilité se décomposaient librement sur le sol. Une cousine éloignée nous confia que les deux frères avaient des rapports plus ou moins distants avec leurs parents. En effet ils vivaient tous les deux ensembles, isolés. Après avoir quitté le foyer familial, leurs rapports familiaux devinrent inexistants et les deux frères n’eurent plus aucun contact physique avec leurs parents. Ceux-ci continuaient pourtant de leur envoyer assez d’argent pour qu’ils puissent vivre sans avoir besoin de travailler. Un vieux policier nous raconta le jour où il avait découvert les corps des deux Collyers. « Les voisins nous avaient appelés un après-midi en nous demandant de passer pour voir ce qu’il advenait des deux frères. Ils disaient que personne ne venait ramasser les journaux le matin et que ça faisait plusieurs semaines que les Collyers n’avaient donné signe de vie. Nous sommes donc arrivés sans trop savoir à quoi nous attendre. Comme personne ne répondait nous sommes entrés de force. Quelle surprise ce fut quand nous avons découvert ce qui se terrait dans cette maison. Le monstre de la consommation. Des livres, des instruments de musique, des meubles, des journaux et bien d’autres objets encore qui étaient entassés formant des montagnes de choses. C’est alors que nous l’avons vu ; l’ainé Collyer, étendu sous un phonographe, trois Jules Verne et un bocal en verre. Près de lui gisait le cadet, dans un état que je ne vous décrirai même pas. »

En nous penchant un peu plus sur l’histoire de ces deux frères, nous avons découvert qu’ils étaient surtout considérés comme deux étrangetés. Ils vivaient isolés dans leur maison où était entreposée toute leur vie et se tenaient éloignés de toute personne sensible de vouloir communiquer avec eux. Ce cas de solitude urbaine n’est pas juste un cas isolé ou dépassé, de nos jours des gens vivent sans que leurs voisins ne soient au courant de leur existence. L’exemple des frères Collyer nous permet ainsi de lever le voile sur le sujet de solitude urbaine.

Adèle Beaumont

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MessageSujet: Re: Travaux d'Ecriture || 3°   Mer 19 Mar - 19:52




FEAT. PSEUDO
XXXX MOTS

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MessageSujet: Re: Travaux d'Ecriture || 3°   Mer 19 Mar - 19:52




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